mercredi 9 novembre 2011

Le site de Libre parcours remis à neuf!

Libre Parcours est un journal d'action pour et par des militants syndicaux combatifs et critiques dans le transport public. Ce journal était également disponible depuis un certain temps sous forme d'un blog regroupant informations utiles, appels à l'action, rapports, reportages-photos d'actions,... Ce blog est maintenant devenu un site plus professionnel, à l'adresse libreparcours.net. Vous pouvez cliquer sur la bannière ci-dessous pour y accéder et immédiatement vous inscrire afin de recevoir un mail en cas de nouvelles informations sur ce site.

jeudi 6 octobre 2011

A bas le plan d’économies de la SNCB !

Ce vendredi 7 octobre 2011, le conseil d'administration du groupe SNCB prendra décision quant au plan d’économies de la direction de la société de transport SNCB. Avant l'été, il était question de la suppression de 941 trains, de la fermeture de 38 guichets et de ne plus desservir six arrêts. Maintenant, le nombre de trains supprimés est réduit à 300 environ.
Ce plan est une attaque contre les emplois statutaires et contre les services publics qui touchera le personnel et les usagers. Une réduction du nombre de trains signifie une réduction des prestations de conducteurs et d’accompagnateurs. Le nombre de postes sera progressivement diminué. Aux guichets, on en déplorera la perte de près de 200.

Pour les passagers, cela signifie une réduction du service. Cela vient s'ajouter à ce qu'ils ont déjà dû subir cette dernière période en termes de retards et d’annulations de trains.
La SNCB a commandé de nouveaux distributeurs de billets. Même s’ils fonctionnent mieux que les actuels, cela ne pourra jamais entièrement remplacer un être humain. Une machine ne peut pas répondre aux questions. Se tourner vers un guichetier sera plus coûteux à l’avenir, comme pour les voyages internationaux, un marché qui a été ‘‘libéralisé’’, où il faut payer 7 euros de plus aux guichets. La fermeture de guichets est préjudiciable au service, mais cela supprimera également une présence visible des travailleurs des chemins de fer, ce qui conduira à des gares où aucune forme de contrôle social ne sera présente.
Le patronat et les médias veulent assainir et livrer le rail au marché privé

Rudi Thomaes, de la FEB, exhorte les négociateurs gouvernementaux à donner 910,6 millions d’euros pour sauver le groupe SNCB. Il veut aussi ne pas remplacer jusqu’à 16.000 départs en retraite. Aujourd’hui, de nombreuses catégories de personnel sont déjà confrontées à la pénurie de main-d'œuvre. Par contre, il souhaite voir plus d'activités accordées à des sous-traitants.
D’autre part, quand les médias parlent de la crise dans les chemins de fer, ce n’est pas pour souligner le manque d’entretiens préventifs. Les problèmes sont exploités afin de construire un soutien public pour la logique d’assainissements et d’adaptation au flux du marché.

Partir des besoins

Il faut discuter de la façon d’organiser le transport de marchandises et de personnes. Quel que soit le choix, le financement doit suivre. Service public et profit sont incompatibles. La mauvaise gestion actuelle nous coûte aussi beaucoup d'argent. L'année dernière, 210 millions d’euros ont été gaspillés en consultations externes. L'expérience actuelle du personnel est visiblement trop faible... La scission du groupe, mère de nombreux problèmes, coûtera 100 millions d’euros par an de plus en gestion et administration supplémentaires.
Pour le second de ‘‘sauvetage’’ de Dexia, l'argent public est immédiatement disponible sous forme de garanties pour une ‘‘bad bank’’. Les profits privés doivent être sauvegardés et le personnel ferroviaire et les utilisateurs peuvent mourir. Nous sommes pour une société qui opère des choix différents.

mercredi 5 octobre 2011

tracte de CGSP Cheminots

POUR UN SERVICE PUBLIC EFFICACE
Usagers et Cheminots

MOBILISONS-NOUS !

Vendredi 7 octobre 2011 à 9h00
TOUS au CONSEIL d’ADMINISTRATION SNCB

NON !
-à la suppression de plus de 300 trains par jour
-aux fermetures de différents points d’arrêts et gares

Rdvs : Avenue de la Porte de Hal, 40 à 1000 Bruxelles pour 9h00
ou 07h50 au niveau du stand info de la gare du Midi (couloir central) au niveau des quais 18-19
ENSEMBLE, PLUS FORTS !

Editeur responsable : A MAES, Secr. Régional CGSP-Cheminots-Liège. Rue de Serbie, 58 à 4000 Lg Tel : 04 252 28 26

mercredi 29 juin 2011

SNCB : La direction veut couper dans les services

Le conseil d’administration de la SCNB veut décider le 5 juillet d’un plan d’assainissement proposé par la direction. La direction veut économiser 100 millions d’euros, avec notamment la suppression de 941 trains (pour 64,6 millions d’euros) et la fermeture de 40 arrêts (pour 2,5 millions d’euros). Il s’agit de trains avec peu de voyageurs, mais 25.000 personnes sont concernées.

La SCNB veut atteindre l’équilibre en 2015. 2012 connaîtra encore un déficit de 46,7 millions d’euros. Ces objectifs ne sont pas neufs. Le directeur Marc Descheemaecker affirme que la société de transport compte pour 90% des recettes du Groupe SNCB (vente des billets, subsides publics), 80% des frais provenant d’Infrabel (lignes, énergie, maintenance) et du Holding (personnel, maintenance, informatique).

Nous avons récemment appris qu’Electrabel profite du fait qu’elle est la seule à livrer l’électricité pour les chemins de fer, et fait payer au prix fort. Descheemacker veut des salaires qui ‘‘reflètent les valeurs de marché’’ de la SA Logistics (transport de marchandise) pour tout le personnel. Des salaires déterminés par le marché ne sont pas décidés par des barèmes, mais par la concurrence entre travailleurs... Bref, une attaque contre les salaires et les conditions de travail.

La réponse de la direction de la CGSP se limite à la promesse de faire tous les efforts possibles pour que la décision ne soit prise qu’après l’été, sans plan d’action. Une telle position conduit à de nouvelles attaques. La direction a déjà dit qu’elle ne va pas attendre un accord pour introduire les nouvelles conditions de travail dans la filiale de droit privé !

Les assainissements sont rarement remis en question par les syndicats, qui n’avancent aucune revendication sur les dotations gouvernementales largement insuffisantes. La direction de la SNCB sait d’ailleurs comment gaspiller ses ressources : 210 millions d’euros ont été dépensés pour des consultants externes.

Les assainissements portent sur le transport collectif alors que de plus en plus de moyens vont vers le transport individuel. Les règles fiscales en faveur des voitures d’entreprises coûtent 4,1 milliards d’euros par an à la collectivité (1,2% du PIB !). Une réduction supplémentaire de la SA Logistics (transport de marchandises) peut envoyer chaque jour 80.000 camions en plus sur les routes, ce qui entraînerait une complète congestion routière (en plus de la pollution) mais ça, la direction s’en moque.

La direction veut que l’on ait 67% de passagers en plus en 2025, un total de 350 millions sur base annuelle. Comment pensent-ils réaliser cela avec les économies prévues ? Il est clair que le plan d’assainissement ne s’attaque pas seulement aux travailleurs, mais aussi aux voyageurs. Une résistance commune du personnel et des utilisateurs est nécessaire !

vendredi 24 juin 2011

TEC : Il faut un plan d’action qui unisse travailleurs et usagers!

Les dernières journées de grève qui ont touché le TEC en région liégeoise, au sujet d’un problème relatif au statut des chefs d'équipes techniques, ont fait beaucoup de bruit. Tandis qu’un groupe facebook appelait à une manifestation pour ce samedi contre ces grèves et pour le service minimum, une fois de plus, ce fut aussi l’occasion de constater à nouveau à quel point la presse traditionnelle est bien peu ‘‘objective’’ dans sa manière de traiter l’information.

Pour RTL-TVI - qui s’est fait une certaine réputation en trainant dans la boue le moindre conflit social - c’était l’occasion à ne pas louper ! Un de ses reportages annonçait : des ‘‘Liégeois pris en otage par la TEC’’ veulent voir les TEC privatisés. Et le journaliste de poursuivre en parlant des chauffeurs de lignes privées qui, eux, n’arrêtent pas de travailler, même quand ils reçoivent des pavés sur les bus. Tout juste est-il brièvement expliqué que, quand même, dans le privé, on roule 12, parfois 14 heures d’affilée… Et oui, faire grève, c’est utile, et ça permet de défendre les droits des travailleurs, mais bon, ça, on préfère ne pas trop en parler à RTL.

Quant au quotidien-feuille-de-choux liégeois La Meuse, il n’a pas non plus hésité et a de son côté et notamment titré : ‘‘Les chauffeurs et les syndicats font-ils "la grève du cerveau"? Ce n’est pas avec le même ton et la même arrogance qu’ils parlent de l’austérité ou des profits des grands actionnaires, loin de là… En fait, la couverture médiatique de la grève fut unilatéralement utilisée comme une campagne de propagande destinée à pousser l’idée du service minimum et de la privatisation des transports en commun.

Autre élément, cet appel à manifester contre les grèves au TEC et pour l’instauration du service minimum lancé par deux étudiants liégeois (tous deux précisent toutefois bien qu’ils sont contre la privatisation du TEC et qu’ils croient au service public). Bien entendu, nous comprenons bien que cette grève, survenue en pleine période d’examen, a entraîné de nombreuses complications. Mais pour réellement parvenir à une solution, l’instauration du service minimum n’est pas une aide, que du contraire. Pour la direction du TEC, ce serait l’occasion de faire passer des mesures d’austérité, d’attaquer les conditions de travail et de salaire,… et les travailleurs ne seront pas les seuls à en pâtir ! Comme les usagers des transports en commun ne le savent que trop bien, le manque de moyens, de personnel,… cela a comme résultat des retards, des suppressions de ligne,… Au final, défendre le droit de grève, c’est défendre un moyen destiné à lutter pour un service public de qualité.

On ne fait jamais grève par plaisir, contrairement à ce que certains médias tentent de nous faire avaler. Souvent, quand la raison officielle d’une grève semble infime, c’est qu’elle est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Il s’agit dès lors plus d’un contexte d’accumulation de frustration et de colère face à une accumulation de problèmes. Mais, tant au TEC qu’à la SNCB et ailleurs, ces problèmes s’accumulent sans qu’un plan d’action syndical ne soit discuté et sans que les directions syndicales ne s’en soucient de trop. Anne Demelenne, la secrétaire générale de la FGTB, s’est d’ailleurs publiquement dédouanée de ces actions de grève lorsqu’elle était en visite auprès du très (très) patronal ‘‘Cercle de Lorraine’’, en précisant que la grève avait d’abord été déclenchée par la CSC… On fait mieux comme soutien aux luttes des travailleurs !

Imaginons l’impact qu’aurait une campagne de sensibilisation des syndicalistes du TEC à destination des usagers, expliquant en détail les problèmes auxquels les travailleurs font face, à quel point cela nuit à la prestation d’un service de qualité,… avec distribution de tracts, affiches aux arrêts de bus,…

Il serait non seulement possible de barrer la route à la propagande patronale dans les médias en s’en prenant à l’incompréhension des usagers, mais aussi d’appeler ces derniers à la solidarité. Une telle lutte, préparée suffisamment longtemps à l’avance, aurait un puissant impact, non seulement dans ce secteur précis, mais également dans d’autres, en illustrant comme gagner l’opinion publique et l’impliquer dans la lutte.

lundi 6 juin 2011

Le train des eurodéputés bloqué par des syndicalistes et des jeunes indignés

Ce matin, à la gare du Midi, une centaine des syndicalistes et de jeunes ont bloqué le train spécial prévu pour les eurodéputés, reliant Bruxelles à Strasbourg.

prises à partir de PSL
L'action était organisée par les comités d'action Europe qui s'opposent au projet de "gouvernance économique" de l'UE qui sera au cœur des débats cette semaine à Strasbourg et qui devrait être voté le 23 juin à Bruxelles. La commission européenne veut imposer l'austérité partout en Europe pour faire payer la crise du capitalisme aux travailleurs et à leurs familles. En voulant imposer des amendes aux pays qui n'atteindrait pas les critères économiques, elle veut presser les gouvernements à ne pas reculer devant les protestations de masse et continuer les coupes budgétaires, les privatisations et la baisse de salaires. "Tous ensembles, tous ensembles !" ou "Austérité, Précarité, ils sont fous, indignez-vous !", tels étaient les slogans scandés ce matin. Le mouvement des jeunes et des travailleurs en Espagne et en Grèce est une source d'inspiration ici.
Cette action pour les comités d'action Europe est le lancement de la mobilisation pour le rassemblement prévu le 22 juin à 18h place Schuman à Bruxelles contre le sommet de l'UE du 23-24 juin, suivi d'une assemblé sur le modèle d'occupation des places en Espagne et en Grèce.









mardi 24 mai 2011

Libéraliser : une voie sans issue

Aujourd’hui nous manifestons au parlement Européen et le personnel qui n’est pas crucial pour le trafic d’aujourd’hui est en grève contre le projet ferroviaire de l’Union Européenne.
L’Europe libérale veut poursuivre sa politique désastreuse pour le personnel et pour les voyageurs. L’UE exige une séparation totale de l’exploitation et de l’infrastructure des chemins de fer afin de pouvoir mener une politique de compétition ‘‘transparente et honnête’’. C’est un pas de plus vers la privatisation du trafic ferroviaire en donnant accès au réseau à des entreprises privés. Pour 2012, l’UE veut libéraliser le trafic intérieur de voyageurs.
Cela détériorera les statuts et les conditions de travail du personnel tout comme la qualité des services aux voyageurs. Et, comme nous avons déjà pu le constater lorsque la téléphonie et l’énergie ont été libéralisées, cela n’entrainera pas des prix plus abordables. Au contraire, il faudra payer plus pour une prestation de services moindre. L’UE veut créer des structures séparées pour les gares, les ateliers et les le trafic de marchandises afin de les ouvrir à la concurrence.

L’UE veut encore museler le droit de grève. Toute résistance contre les services lamentables et la détérioration des conditions de travail sera entravée par un ‘‘service minimum assuré’’. Au regard des trains pleins à craquer aux heures de pointe, on ne peut que constater que le service quotidien est déjà particulièrement minimal.
Libéraliser, c’est synonyme de priorité au profit contre le confort et la ponctualité pour les voyageurs et contre la sécurité et des conditions de travail convenables pour les cheminots. Les directions prétendent que ce sont les actions de grève du personnel qui détruisent l’entreprise, une manière consciente d’éluder leur responsabilité écrasante. Le personnel veut faire son travail : livrer un service de qualité convenable à des conditions de travail humaines. C’est en réalité la direction qui plume la SNCB depuis des années et ensuite démantèle les services et attaques les statuts du personnel.
SNCB-Logistics doit à nouveau assainir 51 millions d’euros. La précédente promesse de sauvegarder 531 emplois statutaires au transport de marchandises est brisée. Des dépôts tel que celui de Ronet (Namur) seront fermés et une partie de l’entretien se fera à l’étranger. La SNCB seule aurait une dette de 1 milliard d’euros fin 2011 alors que tout le groupe avait une dette de 3 milliards d’euros fin 2010.
Au lieu d’investir dans le consulting externe (220 millions d’euros en 2010) et les projets de prestiges ou de donner des salaires himalayesques à la direction, il vaudrait bien mieux investir afin de garantir un service convenable. Cela implique d’avoir des trains de haute qualité qui ne tombent plus tous le temps en panne, des trains ponctuels avec du personnel motivé par de bonnes conditions de travail et un salaire adéquat. Cela implique également des investissements conséquents dans la sécurité.

Différents pays européens connaissent des problèmes similaires. Les syndicats de chaque pays et l’ETF (European Transport Workers' Federation ) doivent commencer une campagne d’information envers les voyageurs et mobiliser le personnel contre les directives libérales de l'Europe. En militant ensemble, coordonnés, et en organisant la solidarité entre le personnel et les voyageurs, nous pouvons dépasser la politique de diviser-pour-régner des politiciens traditionnels.

Avoir un bon service de transports, de chemins de fer et de transports en commun ne peut être concrétisé que si le secteur est nationalisé, sous le contrôle démocratique du personnel et des usagers, avec suffisamment d’investissement pour effectuer une prestation de service de qualité dans la sécurité, le confort et avec des conditions de travail correctes.

mardi 17 mai 2011

Cheminots en colère : défendons nos services publics !

Vendredi dernier, la gare de Namur a été bloquée par des cheminots de la CGSP voulant protester contre le plan de restructuration du trafic marchandises. Dans une lettre aux chemninots CGSP, la situation était résumée comme suit: ''dans les différentes entités du groupe SNCB, dans les différents sièges de travail, la tension devient tellement palpable qu'on est véritablement en droit de se demander par quelle alchimie les trains roulent et surtout pour combien de temps encore?''

Concrètement, l'action de ce vendredi concernait la réduction de l’actvité de frêt en gare de Ronet, une décision prise par la SNCB Logistics, qui gère maintenant le transport de marchandises. La direction affirme régulièrement qu'il faut ''respecter les règles pour préserver la bonne entente''. Mais ça, c'est juste pour critiquer les actions de grève. En termes de ''respect des règles'', la direction n'a de leçons à donner à personne. A l'époque de la création de B-Logistics, en février, l'accord prévoyait le maintien de 33 personnes à Ronet. Et là, sans la moindre discussion, il est question de supprimer tous les postes. Les syndicats ont même été informés de la décision définitive par la presse...

Plus globalement, au piquet de ce vendredi, des syndicalistes nous ont expliqué que ''les attaques viennent de partout, les travailleurs n'ont plus aucune confiance en la direction.'' Très vite la discussion a donc quitté le cas spécifique de la gare de Ronet pour aborder les possibilités d'une action plus globale, impliquant tous les cheminots et capable de créer la solidarité chez les usagers. Après les emplois supprimés à Ronet, on sait que d'autres attaques arriveront ailleurs. Déjà maintenant, les problèmes sont nombreux à Patrimoine (qui gère le patrimoine immobilier de la SNCB et son entretien), chez B-Logistics, chez les conducteurs, aux guichets, à l'entretien,... On nous explique ainsi que sur 220 ''képis bleus'' (les sous-chefs de cabine), il y a pas moins 9.000 jours de congé à récupérer, soit l'équivalent de 32 temps plein! C'est la logique actuelle de la SNCB, aller vers la fermeture progressive des gares trop peu fréquentées, des guichets,... Bref, quitter le service rendu au public et entrer dans la logique purement commerciale d'une entreprise qui vise prioritairement à satisfaire ses actionnaires.

Concernant les cheminots, la CGSP défend notamment la revalorisation barémique de tout ses agents, l'aménagement des fins de carrière ou encore la volorisation des travailleurs de la voierie (dont le travail n'est toujours pas considéré comme un travail lourd!). Mais c'est surtout l'engagement de personnel qui est crucial, en préservant le statut du personnel. Un militant nous explique : ''dans la structure gérant le patrimoine immobiler, une seule personne partant en pension est remplacée sur trois! Dans les faits, un seul statutaire est réengagé, et on fait de plus en plus appel au privé, avec des travailleurs moins bien payés et avec de moins bonnes conditions de travail. Et dans les cabines de sécurité, c'est encore 2.000 emplois qui seront menacés dans un avenir proche.'' Un autre travailleur nous affirme ''je n'ai aucun doute, nous serons bientôt sous les 30.000 équivalents temps plein.''

Dans les discussions au piquet, il est encore beaucoup question de l'arrivée d'un projet similaire aux tristement célèbres plans ''géoroute'' qu'ont connu les travailleurs de La Poste, dorénavant Bpost. Il a donc très logiquement été aussi question de la manière dont la lutte a été organisée à La Poste contre Géoroute et les fermetures des divers bureaux de poste. Là, malgré l'ampleur des attaques, il a fallu longtemps pour avoir une action nationale et durant des années les actions ont été limitées à des grèves ou actions bureau par bureau. Dans le même ordre d'idée, il est primordial d'avoir rapidement un plan d'action démocratiquement élaboré capable de s'attaquer à la démolition de nos services publics et des conditions de travail du personnel.

Concernant les militants de la CSC, des syndicalistes déplorent le manque de front commun ''au sommet, on sent que les choses se crispent. Mais chez nous, dans les dépôts, on voit bien que les camarades de la CSC sont d'accord avec nous. Ce qui fait la différence au niveau de l'affiliation, c'est bien souvent le délégué, sa combativité, son charisme, sa manière d'aborder les choses. Ce n'est pas comme si il y avait une mentalité fondamentalement différente à la CSC par rapport à la FGTB. Alors oui, l'unité est possible.''

Un préavi de grève national serait actuellement en discussion, nous espérons bien entendu vivement qu'il sera concrétisé et que cette journée d'action sera aussi utilisée pour mener campagne vers les usagers, qui eux aussi souffrent de la logique actuelle dans nos transports en commun.