vendredi 18 décembre 2009

Gare d'Etterbeek: Le Personnel et les étudiants de la VUB poussent la SNCB à faire des concessions!

De 200 à 300 travailleurs et étudiants de la VUB (Vrije Universiteit) ont mené aujourd'hui une action à Bruxelles contre la diminution permanente des services à la gare d'Ettebeek. Les liaisons directes avec Gand ont été supprimées il y a quelques temps, mais les liaisons avec Termonde et Louvain ont subi le même sort. Tout est fait pour pousser les gens à venir en voiture.

De plus en plus de travailleurs se sont plaints de cette situation auprès des délégués syndicaux. La pression pour que les syndicats exigent une compensation financière pour venir en voiture est toujours plus grande. «C'est dommage, parce que le syndicat insiste justement sur l'utilisation des transports en commun», déclare Jo Coulier, délégué principal de la FTGB à la VUB. Depuis 2004, l'université rembourse d'ailleurs les trajets en train et les abonnements de transports en commun à hauteur de 100%. Le nombre de travailleurs qui utilise les transports en commun pour effectuer les navettes a entre-temps doublé.

Plus de mille travailleurs et des milliers d'étudiants de la VUB utilisent quotidiennement les transports en commun, principalement le train. Malgré la croissance de l'utilisation, la SNCB a voulu diminuer le service. Mais l'action d'aujourd'hui a déjà produit ses effets. La ligne vers Malines sera entièrement rétablie et la réouverture d'autres lignes va être reconsidérée.







Manifestation européenne des cheminots - Reportage photos

Hier a eu lieu une action symbolique de la Fédération européenne des travailleurs des transports (FET). Le même jour se réunissait à Bruxelles le Conseil européen des ministres des transports. Les cheminots ont manifesté dans la neige, par un froid au moins aussi glacial que l'avenir que leur réserve les ministres européens...

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jeudi 17 décembre 2009

Stop à la machine de libéralisation européenne - Les voyageurs et le personnel en danger!

Cette action symbolique de la Fédération européenne des travailleurs des transports (FET) est un avertissement au Conseil européen des ministres des transports qui se réunit aujourd’hui à Bruxelles. A cette occasion, la FET veut annoncer une journée d’action encore plus importante et énergique au printemps 2010 qui rassemblera tout le personnel des chemins de fer à travers toute l’Europe. Un préavis de grève européen est déposé.

Il était plus que temps. La charge de travail est déjà à peine tenable. On discute de shifts coupés de 11h, de la reprise de journées de compensation et, évidemment, de casser notre statut. Partout en Europe on veut filialiser et privatiser afin de faire rentrer les cheminots en compétition l’un avec l’autre. En Pologne, pas moins de 15.000 cheminots seraient de trop, en Roumanie ils seraient 10.000 et en Allemagne 3.900. En Belgique, le secteur privé lorgne déjà sur la filiale encore à créer dans le transport de marchandises. Ce n’est pas un secret que la charge de travail et la flexibilité en hausse minent le respect des procédures de sécurité. Des accidents tragiques comme celui encore très récent sur la ligne Mons-Charleroi ou celui qui s’est produit en gare de Dinant en mai en sont des preuves.

Lorsque la délégation syndicale chez le géant chimique Bayer (Anvers) refuse des assainissements, elle doit subir des attaques de toutes parts. Elle agirait « de façon irresponsable » et « mettrait en péril l’emploi de 845 travailleurs ». Lorsque la direction de la SNCB à B-Cargo veut se débarrasser de 1.200 statutaires à court terme et de 3.000 autres à plus long terme, cela s’appelle « une nécessité économique ». A Bayer, la délégation à tenu bon. Dans des dizaines de réunions, les syndicats ont informés le personnel de tous les détails. Le résultat : pas d’assainissements, pas de perte d’emplois et de nouveaux investissements! Malgré le chantage mis en avant par la direction de Bayer, le patronat de la chimie et le ministre-président flamand, Kris Peeters, c’est loupé ! A la SNCB, il faut se positionner de la même façon. La grève européenne doit déjà se préparer sur les lieux de travails. L’opinion publique peut se préparer au mieux via nos collègues syndicalistes dans les autres secteurs. Nous avons assez d’arguments pour arrêter ce train de libéralisation.